Ecole Privée des Techniques Economiques et Commerciales
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Un marbre blanc pour une ville…blanche?

Les toits de Casa

L’initiative prise par  les autorités de la ville de Casablanca, qui cherchent  à rehausser et consolider son infrastructure, en créant de grands boulevards ornés de palmiers, même si pour les planter on a dû arracher toute une forêt de vieux fucus datant d’une certaine époque. Certes, les fucus créent plus d’ombre et prennent plus d’espace, mais ils faisaient partie de du passé et de l’ histoire urbaine et constituaient un poumon dans une ville hyper polluée.

Tous ces projets d’élargissement et de restructuration apportés à la  ville sont les bienvenus, mais encore faut-il les mener et les réaliser dans les règles de l’art. L’idée de remplacer les carreaux de céramique des trottoirs par l’asphalte est géniale, or en se promenant le long de  ces avenues en chantier, on peut  constater que la couleur initialement noire du goudron, vire de plus en plus au marron, à cause de la poussière.

Des équipements sont fixés au sol, sans grande délicatesse,  des trous béants ça et là et parfois même des fils électriques à l’air libre et de grosses tiges, pointant leur bout au-delà du niveau du sol, des bancs joliment pensés, mais pas toujours terminés. Enfin des installations belles à l’origine, mais qui manquent de finition, leur réalisation laisse beaucoup à désirer, car elle s’est faite et  se fait toujours à la hâte sans aucun souci du détail, la preuve flagrante d’un manque de savoir-faire et d’un laisser-aller chronique qui passe difficilement inaperçu. Car son évidence se fait sentir un peu partout dans la ville. Des trottoirs d’une irrégularité et d’une hauteur, par endroits, dangereuse, un marbre blanc pour une ville blanche certes, l’idée est esthétiquement défendable, mais pas quand les saletés, les gommes à mâcher et les détritus jetés par les piétons, qui empruntent les boulevards et les allées fraichement refaites, le transforment en  plaques,  d’une couleur indéfinissable et triste.

Au fait la  ville  n’a plus de blanc, que le nom, malheureusement

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