Ecole Privée des Techniques Economiques et Commerciales
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Phénomène du transport en commun

Vue de Casa, la nuit

Les petits  taxis  se faufilent sans aucun respect pour les autres utilisateurs de la route et s’arrêtent en deuxième, troisième position sans gène aucune. Parfois on se demande si les chauffeurs des taxis savent qu’ils manient le volant d’un véhicule et non pas le guidon d’une bicyclette. Certes les taxis sont là pour ramasser des clients éventuels, autrement dit, ils peuvent s’arrêter à l’improviste, mais encore faut-il qu’ils fassent marcher leur clignotant ! Selon eux, ce sont les automobilistes qui ne respectent jamais la distance obligatoire.

Les taxis blancs sont, eux les maîtres absolus des artères de Casablanca. Ils ont envahi le périmètre urbain de façon irrévocable. On les voit de plus en plus dans des quartiers résidentiels, ils sont omniprésents, et aucune loi ne semble s’appliquer à eux. Car ils envahissent l’espace et se l’approprient d’une manière hégémonique. Ils roulent toujours en regardant droit devant,  ils foncent et rien ne les arrête. Ce n’est pas pour rien qu’on les surnomme ‘les requins blancs ’.

Leurs véhicules sont d’une vétusté très prononcée et remontent au début des années soixante-dix, leurs tuyaux d’échappement dégageant une pollution nocive, et étouffante. La sécurité de leurs passagers ne fait pas partie de leur priorité est tout sauf garantie. Ils assurent une navette entre plusieurs points au le ramassage se fait au gré de leur désir, la ceinture de sécurité connait pas…

De même pour les autobus, qui transportent les citoyens et qui normalement devraient répondre à tous les critères de sécurité et de confort. Or, désormais  nous assistons à Casablanca, à l’évolution dans les boulevards encombrés, de  carcasses rouillées délabrées, dégageant des nuages noirs de fumée nauséabondes et asphyxiantes et roulants à tombeaux ouverts, ils sont capables d’écraser tout ce qui bouge et tout ce qui se met en travers de leur chemin.  Remplissant l’espace et défiant qui que ce soit de leur disputer le passage, de vraies machines à tuer datant pour là plus part du milieu du siècle dernier.

Les piétons,  eux sont piégés par des trottoirs encombrés, soit par des terrasses de café, ou par des commerces muraux qui bloquent impunément le passage. À force d’être contraints d’éviter ses obstacles omniprésents, ces derniers ont pris d’assauts les chaussées et circulent en plein milieu, inconscients des dangers de la circulation intense, des voitures et des engins. La chaussée devient alors le théâtre de lutte entre automobilistes, piétons et carrioles. L’image est presque insupportable, mais que faire ? Que dire ?

Les carrioles

Une calamité fatale, qui rappelle si vivement l’exode rural, et la cohabitation forcée de la ville et de la compagne. Un vestige moyenâgeux qui résiste au temps. Aucun quartier de Casablanca n’est épargné par ce phénomène, je ne dirai même aucune ville au Maroc n’est ménagée par rapport à  ce fléau à la fois, dangereux et inesthétique. Ces charrettes n’ont ni plaque minéralogique, n’obéissent à aucun règlement, ni code. Les cochers qui les conduisent ne disposent d’aucun permis ou autorisation, délivrée par les autorités compétentes. Une nouvelle plaie qui s’ajoute au désastre provoqué par les problèmes de  circulation dans notre ville.

Ces cochers ont plusieurs spécialités. Ils peuvent transporter les gens, les bêtes,  comme ils peuvent transporter les ordures, ou autres détritus. Ils viennent même frapper à votre porte et vous proposent de transporter vos ordures contre de l’argent. Si vous acceptez, vous risquez d’avoir la mauvaise surprise de retrouver ces mêmes déchets jetés à cent mètres de chez-vous.

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